Projets associés


Stockage de grains et denrées : co-conception d’innovations locales, résilientes et bas carbone en capitalisant sur les techniques ancestrales, savoir-faire paysans et intelligences collectives
2024-2026

Contexte

D’après les données de la FAO, un tiers des productions alimentaires mondiales pour la consommation humaine sont perdues chaque année (2011). L’étape du stockage constitue en moyenne 14% (2019) de ces pertes qui montent à 23% en Afrique de l’Ouest (2021). Cette étape de la chaîne de production constitue donc un véritable enjeu de sécurité alimentaire. Néanmoins, les méthodes de stockage modernes s’appuient sur un recours accru à l’énergie pour assurer une bonne conservation du grain et des semences, menacé par les différentes crises à l'œuvre (changements climatiques, conflits politiques, crises de l’énergie et pandémies, entre autres). Développer des méthodes résiliente et bas carbone permettant l’autonomie des agriculteurs est donc un défi majeur pour le présent et le futur.

Objectifs

Le projet LocaStock ANR-2023-SSAI-0018 se donne pour objectif d’imaginer et d’expérimenter un stockage résilient des productions agricoles et alimentaires dans des conditions propres, saines, loyales, économes, sans impact sur l’environnement et adaptées au contexte actuel, ainsi qu’à définir dans quelle mesure les techniques ancestrales peuvent contribuer à apporter des réponses aux enjeux du présent et du futur. Dans cette optique, il est proposé de restituer et remettre au goût du jour le stockage en silo enterré pratiqué par nos ancêtres.

Les actions

Des archéologues tentent de retrouver les techniques de conservation au sein de silos rendus hermétiques en collaboration avec des producteurs de céréales biologiques qui testent la pratique du stockage souterrain chez eux. En parallèle, des généticiens et agronomes fournissent la diversité génétique, et des pathologistes et biochimistes analysent la qualité sanitaire, nutritionnelle et organoleptique des grains stockés une fois qu’ils sont récupérés après plusieurs mois passés sous terre. Enfin, une régie de quartier défavorisé intéressée par le stockage de denrées alimentaires ainsi qu’un chef de projet facilitant les liens sciences-société sont également associés pour que les enjeux ne soient pas abordés que d’un point de vue uniquement technique. Ainsi, des ateliers sont réalisés pour recueillir les idées des un.e.s et des autres sur le stockage de denrées alimentaires de demain.
Poster silo enterré

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